Salsifis vous raconte sont histoire

L’histoire du Salsifis : Le plus jaloux de tous les légumes !

Salut les mangeurs ! Je suis le Salsifis ! Oui, je sais que vous ne m’aimez pas beaucoup, même si je ne comprends pas pourquoi ! Après tout je suis très doux avec vos papilles, j’ai même une pointe de sucre ! En plus, je sais me rendre utile avec mes qualités médicinales… Ah, mais oui j’oubliais ! Vous préférez ma cousine, Scorsonère ! Elle m’a collé toute ma vie pour essayer de me voler la vedette, mais je ne me laisse pas faire !

Salsifis et Scorsonère : Des cousinades un peu trop proches à mon goût !

D’origine méditerranéenne, j’étais bien apprécié à l’époque des Grecs et des Romains. Mes bienfaits médicinaux étaient régulièrement sollicités. J’étais donc plutôt considéré comme une plante médicinale que comme un légume-racine. Les Grecs m’ont donné le nom de « barbe-de-bouc » (je n’ai jamais compris pourquoi d’ailleurs !).

Malheureusement pour moi, très vite on a découvert ma cousine, la Scorsonère, qui me ressemble comme deux gouttes d’eau, sauf qu’elle est noire et que, selon les rumeurs, elle était un remède au venin de serpent. Depuis, ma vie est une bataille constante pour me distinguer d’elle !

J’ai toujours préféré pousser à la sauvage, ce qui m’a valu mon nom. Mais à partir du 15e ou 16e siècle, j’ai commencé à me laisser dompter, pour me faire cultiver dans les potagers. Ma cousine m’y a également rejoint (à mon grand désarroi).

« Barbe-de-bouc » étant tombée dans l’oubli (ce qui n’est pas pour me déplaire), à partir de 1600 on m’appela « Sercifi ». Ce mot vient de l’italien « salsefica », une dérivée de « solsequium » (« suivre le soleil ») en référence au fait que ma fleur suit la course du soleil durant la journée.

 

La vengeance du Salsifis dans la désuétude !

Durant le 16e siècle, Olivier de Serres, surintendant général des Jardins de France, a recommandé ma culture, dans son ouvrage « Théâtre de l’agriculture ». Je pensais que cela ferait la différence pour devancer la popularité de ma cousine, mais non ! Vers la fin du 16e siècle, je fus relégué au banc de touche.

Selon les cultivateurs, Scorsonère était soi-disant « plus productive, plus goûteuse, moins fibreuse et plus facile à peler » ! On en vient même à l’appeler « Salsifis » (je ne sais pas comment je dois le prendre !).

Aujourd’hui, ma seule consolation, est qu’après notre regain de popularité durant la guerre, le 21e siècle fait tomber ma cousine en désuétude autant que moi ! Salsifis ou Scorsonère, c’est le même combat : on nous aime ou on ne nous aime pas ! Même les plus fins gourmets ont des avis très tranchés sur nous.

Seulement, je ne désespère pas, car je compte bien essayer de profiter d’un second regain de popularité des anciens légumes, pour revenir sur le devant de la scène ! Je me dis qu’avec ma douceur et mon petit goût sucré, j’ai de bonnes chances ! En plus, moi avec ma couleur claire, on pourrait me confondre avec une fritte … par erreur…

Mes valeurs nutritionnelles :

Ma composition riche en vitamine B6 apporte de nombreux bienfaits à votre métabolisme, avec 15% des VNR. Je vous offre également 3 g de fibre pour 100 g de moi ! Et voici mes autres valeurs nutritionnelles pour 100 g :

Composants Qté. Min – Max
Protéines 2.74 g 2.73 – 2.75 g
Lipides 0.17 g NC
Acides gras saturés 0.041 g NC
Glucides 12.3 g NC
Sucre 2.9 g NC
Fibres 3.1 g NC

 

Vitamines Qté. Min – Max
Vitamine B1 0.056 mg NC
Vitamine B2 0.17 mg NC
Vitamine B3 0.39 mg NC
Vitamine B5 0.28 mg NC
Vitamine B6 0.22 mg NC
Vitamine B9 15 µg NC
Vitamine C 4.6 mg NC
Vitamine E 0.19 mg NC

 

Minéraux et oligo-éléments Qté. Min – Max
Calcium 47 mg NC
Cuivre 0.07 mg NC
Fer 0.55 mg NC
Iode 0.2 µg NC
Magnésium 18 mg NC
Manganèse 0.21 mg NC
Phosphore 56 mg NC
Potassium 283 mg NC
Sodium 16 mg NC
Zinc 0.3 mg NC

Source : Ciqual – 2017 – ANSES

 

Rendez-vous dans vos assiettes !

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